Ces réponses sont générales et simplifiées. Pour ta situation précise, vérifie toujours auprès d'un·e avocat·e, d'une autorité officielle, ou consulte la page Liens utiles.

Utiliser le site Rozalî

Qui es-tu, et est-ce que tu es avocate ?

Je m'appelle Rozalî, j'ai 13 ans, je ne suis ni avocate ni juriste. Ce site est un projet bénévole pour rendre le droit plus lisible. Tu peux lire mon histoire complète sur la page « Mon histoire ».

Comment trouver un article sur un sujet précis ?

Va sur la page « Actualités » : tu peux filtrer les articles par thème (droit de l'enfant, droit des femmes, droit des mineurs, protection de l'adulte). Tu peux aussi utiliser la fonction de recherche de ton navigateur (Ctrl+F ou Cmd+F) sur une page.

Le site est-il gratuit et sans publicité ?

Oui. Rozalî est un site bénévole, sans but lucratif et sans publicité. Rien n'est vendu, rien n'est sponsorisé.

Comment te contacter ?

Via la page « Contact ». Comme le site est tenu par une seule personne bénévolement, le délai de réponse peut varier — merci de ta patience.

Puis-je proposer un sujet d'article ou signaler une erreur ?

Oui, avec plaisir ! Utilise la page « Contact » pour me faire part de tes idées ou signaler une erreur que tu aurais repérée dans un article.

Mes informations sont-elles gardées si je remplis le formulaire de contact ?

Ton message est enregistré uniquement pour que je puisse te répondre, il n'est jamais partagé publiquement. En revanche, ce formulaire n'est pas un service confidentiel professionnel : pour une situation urgente ou très personnelle, préfère le 147 (Pro Juventute) ou les ressources listées sur la page « Liens utiles ».

D'où viennent les informations publiées sur le site ?

Je m'appuie autant que possible sur des sources officielles suisses (Confédération, cantons, autorités reconnues), citées en bas de chaque article quand c'est possible. Retrouve aussi une sélection de sources fiables sur la page « Liens utiles ».

Droit des mineurs en Suisse — questions fréquentes

Jusqu'à quel âge suis-je mineur·e en Suisse ?

La majorité est fixée à 18 ans révolus (art. 14 du Code civil). Avant cet âge, tu es légalement mineur·e, ce qui te donne certaines protections particulières, même si tu as aussi de plus en plus de droits à mesure que tu grandis.

Puis-je travailler avant mes 18 ans ?

Le travail des jeunes est strictement encadré par la loi. En principe, il est interdit de travailler avant 13 ans (sauf activités culturelles, artistiques ou sportives très encadrées). Dès 13 ans, seuls des travaux légers sont autorisés, pour un nombre d'heures très limité (par exemple 3h maximum les jours d'école). Ce n'est vraiment qu'à partir de 15 ans révolus, à la fin de la scolarité obligatoire, qu'un emploi plus large devient possible, avec des règles sur les horaires, le travail de nuit et du dimanche, et le repos. Renseigne-toi auprès du SECO ou de l'inspection cantonale du travail pour ta situation précise.

Ai-je le droit de donner mon avis si mes parents se séparent ou divorcent ?

Oui. La loi prévoit que l'enfant soit entendu personnellement par l'autorité de protection de l'enfant ou le tribunal, d'une manière adaptée à son âge et à sa maturité, sur les décisions qui le concernent (par exemple la garde ou le droit de visite).

Un adulte a-t-il le droit de me frapper ou de m'humilier pour me punir ?

Non. Toute forme de violence physique ou psychologique dans l'éducation est interdite en Suisse, que ce soit à la maison, à l'école ou ailleurs. Si cela t'arrive ou arrive à quelqu'un que tu connais, tu peux en parler à un adulte de confiance, à ton école, ou appeler le 147.

Que faire si je me sens en danger à la maison ?

Parles-en le plus vite possible à un adulte de confiance (un membre de ta famille, un·e enseignant·e), ou appelle le 147 (Pro Juventute), gratuit et disponible 24h/24, y compris par SMS ou chat si tu préfères écrire. En cas de danger immédiat, appelle la police au 117.

Puis-je porter plainte moi-même si je suis victime d'une infraction ?

C'est une question qui dépend de ta situation précise et de ton âge — dans beaucoup de cas, un·e mineur·e capable de discernement peut signaler les faits, mais certaines démarches formelles impliquent un représentant légal. Le plus simple est d'en parler à un adulte de confiance, à la police, ou d'appeler l'aide aux victimes au numéro national 142, qui pourra t'orienter précisément.

Ta sécurité en ligne

Une personne inconnue peut-elle légitimement me demander mes informations privées ?

Non, jamais. Aucune personne sérieuse et bien intentionnée n'a besoin de connaître ton adresse, ton nom complet, ton école ou ta date de naissance pour discuter avec toi en ligne. Si quelqu'un te les demande, c'est un signal d'alerte, pas une preuve d'intérêt sincère.

Dois-je donner mon nom de famille, mon adresse ou mon école à quelqu'un que je ne connais pas sur internet ?

Non, jamais. Ces informations permettent de te retrouver dans la vraie vie. Même si la personne semble sympathique ou affirme avoir ton âge, tu ne peux jamais être vraiment certain·e de qui se trouve derrière un écran.

Dois-je communiquer mon adresse e-mail à des personnes que je ne connais pas ?

Évite de la donner à des inconnu·es en ligne. Une adresse e-mail permet de te recontacter, de te retrouver sur d'autres services, et parfois de deviner d'autres informations sur toi. Si un site te la demande pour une bonne raison claire, préfère en discuter d'abord avec un adulte de confiance.

Dois-je donner ma date de naissance précise à des inconnus en ligne ?

Évite de la partager publiquement ou en privé à des personnes que tu ne connais pas. Combinée à d'autres informations, elle peut servir à usurper ton identité ou à te localiser.

Une personne inconnue me contacte spontanément sur un réseau social ou un jeu en ligne, dois-je m'inquiéter ?

Sois prudent·e par principe. Une personne que tu ne connais pas dans la vraie vie n'a normalement aucune raison de te contacter directement. Tu n'as pas à répondre, et tu peux bloquer et signaler ce profil si l'échange te met mal à l'aise.

Quelqu'un que je ne connais pas me pose beaucoup de questions sur ma famille, que faire ?

Ne réponds pas à ces questions, même si la personne insiste ou dit que « c'est juste pour discuter ». Parles-en tout de suite à un adulte de confiance.

Une personne rencontrée en ligne me propose un rendez-vous, dois-je y aller ?

Non. Ne te rends jamais seul·e à un rendez-vous avec une personne rencontrée en ligne, même si elle semble gentille ou digne de confiance. Préviens immédiatement ta famille ou un adulte de confiance. Si tu te sens en danger ou sous pression, appelle directement la police au 117.

Comment reconnaître une situation qui doit m'alerter en ligne ?

Sois attentif·ve si une personne : insiste pour obtenir tes informations personnelles, te demande de garder votre échange secret vis-à-vis de tes parents, met la pression pour que tu répondes vite, ou te propose un cadeau, de l'argent ou une faveur en échange d'informations ou d'une rencontre. Ce sont des signaux qui doivent t'alerter.

J'ai déjà donné des informations personnelles à quelqu'un que je ne connaissais pas, ai-je des ennuis ?

Non, tu n'as rien fait de mal. Parles-en le plus vite possible à un adulte de confiance, ou appelle le 147 : plus tôt tu en parles, plus vite on peut t'aider.

Pourquoi ces règles s'appliquent-elles spécialement quand on a moins de 18 ans ?

Parce que la loi suisse considère que les mineur·es ont besoin d'une protection particulière, notamment sur la manière dont leurs informations personnelles sont utilisées. Ce n'est pas une question de confiance en toi : c'est une prudence de base qui s'applique à tout le monde, adultes compris, mais qui compte encore plus tant que tu es mineur·e.

Qui contacter si une situation en ligne me met mal à l'aise ou me fait peur ?

En premier lieu, un parent ou un adulte de confiance. Tu peux aussi contacter gratuitement le 147 (Pro Juventute), par téléphone, SMS ou chat, 24h/24. En cas de danger immédiat, appelle la police au 117.

Une question n'est pas dans la liste ? Écris-la moi via la page Contact, je complèterai la FAQ.