Les directives anticipées, prévues à l'article 370 du Code civil, permettent à toute personne majeure capable de discernement d'indiquer par écrit les traitements médicaux qu'elle accepte ou refuse, pour le cas où elle deviendrait incapable de discernement (coma, démence avancée, accident grave).
Elles peuvent aussi désigner une personne physique habilitée à s'entretenir avec l'équipe médicale et à prendre des décisions de soins à sa place, dans le respect de ses volontés exprimées.
Le personnel médical est tenu de respecter les directives anticipées, sauf si elles enfreignent des dispositions légales ou s'il existe un doute sérieux qu'elles correspondent encore à la volonté libre de la personne. En l'absence de directives, c'est un ordre de priorité légal (partenaire, enfants, parents, curateur, etc.) qui détermine qui peut être consulté pour les décisions de soins.
Ce document peut être modifié ou révoqué à tout moment, et gagne à être signalé à ses proches et à son médecin traitant, voire déposé auprès d'un registre cantonal ou national lorsque cette option existe, pour être facilement accessible en cas d'urgence.