L'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) porte bien son nom : en plus des enfants, elle s'occupe aussi des adultes qui ne peuvent plus, momentanément ou durablement, gérer seuls leurs affaires personnelles ou financières — à cause d'une maladie, d'un handicap, d'une addiction ou du grand âge.
Le Code civil prévoit plusieurs types de curatelle, plus ou moins étendues selon les besoins réels de la personne : la curatelle d'accompagnement, pour une aide ponctuelle sans limiter les droits de la personne ; la curatelle de représentation, quand quelqu'un doit agir à sa place pour certains actes précis ; la curatelle de coopération, où certains actes nécessitent l'accord du curateur ; et la curatelle de portée générale, la plus étendue, réservée aux situations où la personne a durablement perdu sa capacité de discernement.
Une personne peut aussi anticiper, tant qu'elle est encore capable de discernement, en rédigeant un mandat pour cause d'inaptitude : elle désigne elle-même qui devra s'occuper d'elle et de ses affaires si elle perd un jour cette capacité.
Dans les situations de danger grave, l'APEA peut aussi décider d'un placement à des fins d'assistance, c'est-à-dire faire entrer une personne dans un établissement approprié pour qu'elle reçoive l'assistance ou le traitement nécessaire, dans le respect strict de la loi et de sa dignité.
Ces mesures suivent les mêmes principes que pour les enfants : elles ne doivent jamais aller au-delà de ce qui est réellement nécessaire, et elles doivent respecter autant que possible la volonté et l'autonomie de la personne concernée.